Il existe donc plusieurs types d'overthinking, qui ne sont d'ailleurs pas incompatibles. Mais, là où c'est drôle, c'est qu'on peut tous les apprivoiser. Et, à la fin, notre cerveau ronronne, vous allez voir comment.
Baptisée «overthinking » par les psys états-uniens, la prise de tête consiste à « examiner, interroger ses pensées et sentiments négatifs », explique Susan Nolen-Hoeksema. Au début, les pensées se focalisent sur l'événement qui vient d'avoir lieu, puis elles glissent peu à peu vers d'autres situations du passé, du présent, brassant pêle-mêle nos doutes les plus intimes. A l'origine de la prise de tête, l'anxiété, qui est la représentation affective de l'incertitude. Contrairement à la peur, réaction à un danger réel, l'anxiété sert de signal à un danger intérieur et inconnu. Voilà pourquoi elle trouve ses ressorts dans une imagination débordante, dont elle se nourrit pour élaborer des scénarios de plus en plus anxiogénes.
Les femmes ruminent plus que les hommes parce qu'elles sont plus émotives. Par ailleurs, les femmes entretiennent des réseaux amicaux et sociaux plus étendus et profonds que les hommes. Mais ces facultés d'emphatie ont un revers, car, si elles sont une source d'enrichissement personnel, elles donnent aussi matière aux ruminations. En effet, leur image d'elles-mm est trop souvent basée sur les opinions d'autrui.
Cosmopolitan